Publicité

Présentation

Citation

"L'inculte est la seule personne capable de mettre un people à l'Elysée."

À vous de jouer

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Mes écrits

Jeudi 27 mars 2008

Ce matin, madame Pichon est au fond du gouffre, terrassée par le suicide par défenestration de son chien Jojo, un teckel court sur pattes et proportionnellement aussi énorme que son ex-propriétaire. Celui-ci, ayant pris un vulgaire bourdon pour une friandise que sa maîtresse lui envoyait, s'est jeté, en vain, dans le vide, du haut des cinq étages de l'immeuble de la-dite Madame Pichon. Le chien s'est explosé sur le béton sans broncher, dans un bruit de soupière renversée. La SPA est sur le coup : il faut éradiquer les bourdons.

Ce matin également, dans un bar parisien, Aldo la Castagne, soûl, refait le portrait d'un quidam ayant osé critiquer le short rose bonbon de l'attaquant côté gauche de son équipe de foot favorite, à qui il voue, comme tant d'autres, corps et âme (et liberté). Le pauvre quidam, souffrant d'une fracture de la machoire, ainsi que d'un enfoncement de l'oeil droit, a décidé de porter l'affaire devant les prud'hommes. Il n'avait pas bien travaillé en éducation civique.

Dans le Morbihan, Madame Mourbec parle dans sa barbe (malheureusement pour sa féminité, madame Mourbec a une barbe), envers un couple d'adolescents amoureux, s'embrassant avec passion (un couple composé des deux sexes opposés, sinon madame Mourbec aurait eu un infarctus). Elle jure, en les regardant, et-ce de la manière la plus grossière ("malfrats", "cancrelats", "jeunes délinquants"). En effet, madame Mourbec, sous l'influence de son éducation vieille école, trouve le fait de procéder à un transfert de salive en pleine rue, et devant les passants, qui plus est, au paroxysme de l'impudeur. Les jeunes d'aujourd'hui sont de pauvres ignares désoeuvrés. Inchallah.

Dans la banlieue de Saint-Bourbier-les-Chaudrons, Jean-Philippe se fait interpeller par la gendarmerie, en flagrant délit de braconnage (bilan : un escargot mort, quatre fourmis écrasées). Par chance, le gendarme l'ayant coffré étant un fan insatiable de Jonnhy, laissera partir Jean-Philippe, en le félicitant de porter, selon lui, "le plus beau prénom du monde".

Ce matin, Fredo se sent d'humeur maussade. En effet, son rothweiller pure race s'est fait les ratounes sur ses charentaises cent pour cent pur laine de yak. Fredo décide d'oublier ce malencontreux accident dans le Ricard. Encore une fois.

En ce moment même, un groupe de terroristes des plus dangereux a réussi un coup d'état sans violence ni effusion de sang, et gouverne désormais le pays. Le génie de l'opération fut que le groupe est parvenu au pouvoir avec l'accord du peuple. A la tête du complot, un petit homme, manipulateur et sans scrupules, en passe de devenir l’homme à la tête du premier régime dictatorial français de l'Histoire, si ce n'est déjà fait. Une chose est sûre : il est devenu le gagne-pain de dizaines de journaux désoeuvrés, dont la rédaction, constamment murgée, s'endort dans son vomi, publiant sans s'en lasser chaque photo qu'elle achète de lui à prix d'or, le petit homme est ainsi devenu la coqueluche des médias français, omniprésent, et est prisé par tous les magazines "pipoles". Le régime dictato-empiro-blinblingo-monarchial est désormais instauré.

Le lien entre toutes ces personnes ? Ils ont tous donné leur voix au groupe monarchial cité ci-juste au dessus. Comme tant d'autres.
Pauvre démocratie...

Enfin bon, je ne vais pas trop en parler, je tiens à vivre vieux (et con).
Sans rancune.

beauf_color.jpg

Par Nezorf
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 13 février 2008

Texte sans importance, donc à publier d'urgence...


Nous sommes, pour la plupart, nés de la même passion bicéphale, de la fusion de deux amoureux transis, dans la fraîcheur aveuglante de leur jeune âge, de cet acte jouissif et héréditaire, de ce devoir inconscient de la préservation de l’espèce humaine, de cet acte aussi insignifiant, et pourtant ayant souvent tant de conséquences, qu’est l’amour. L’Amour, avec un grand E, comme ils disent. Bref, après la dite copulation; suivi de la fusion des gamètes de nos deux géniteurs, ainsi qu’une attente avoisinant souvent neuf mois, nous sommes nés. À quoi jouent-ils ? À quoi ont-ils joué ? Pourquoi re-joueront-ils sûrement ?

 

Nous sommes nés. Passablement conscients, voir totalement inertes. Nous ne sommes que des êtres vivants élevés au stade ingrat de sadique du végétal, de vrais légumes dotés d’épidermes. Pour nous, rien n’existe, nous n’avons pas conscience de ce que nous sommes. Et puis, sommes-nous vraiment ? Le sommeil et la sustentation sont nos seules activités, aussi bien journalières que nocturnes. Car oui, si la nouvelle progéniture n’est pas assez remplie, ou au contraire vient de se vider, le réveil sonne. Chez un nourrisson, le mode vibreur n’existe pas. Les parents, excédés et épuisés, ne peuvent rien face à cet amas de chair informe, pesant pourtant le vingtième de leur poids, ceci à cause d’une éthique et d’une morale propre à notre société : ne détruire que ce que l’on n’a pas créé, sauf si cela nous est utile. Loi universelle auquel l‘humanité voue une totale dévotion, une obéissance abjecte et aveugle, au détriment de tout ce qui l‘entoure, le cas contraire ne serait pas marrant. Non seulement ce tas amorphe, immobile, et bruyant ne sert à rien, hormis harasser des parents ne sachant plus que faire, qui même si ils le détruisent, ne pourrons rien faire de son cadavre, si ce n‘est du compost. Et je ne parle pas bien sûr des inconvénients judiciaires qu’une telle décision peut engranger. À quoi jouons-nous ? À quoi avons-nous joué ? À quoi jouerons-nous sûrement tout le reste de notre vie ?…  

Entrée dans le « monde des grands », c’est-à-dire la cours des petits. Nous sommes en maternelle. Nos parents peuvent enfin souffler : ils ont trouvé le moyen de passer — au moins — leurs journées tranquilles. Dans ce lieu infâme, nous faisons connaissance avec nos semblable, puis nous nous distinguons au sein de cette société insouciante, on nous attribue déjà des étiquettes, qui nous suivront très probablement tout le reste de notre vie. Vermine philanthrope, vermine misanthrope. Le choix est souvent difficile. Nous sommes entassés tous les jours dans une classe morne, avec pour seule stimulation sensorielle le son soporifique de la voix de l’instituteur ou de l’institutrice, ou encore le bruit strident de la craie ayant malencontreusement glissé sur la masse sombre du tableau noir. Éventuellement, nous apprenons des choses. Nous nous moquons toujours de tout, nous n’avons même pas conscience des autres, simples plantes rosâtres et mobiles, avec éventuellement le mode « pleures à outrance », comme nous. Nous nous moquons toujours de savoir quel est notre but précis sur terre, car nous sommes, selon le commun des mortels, trop jeunes pour se poser ce type de questions. Nous sommes donc incapables de répondre à la question la plus existentielle :« A quoi devrons-nous jouer ? ».

002-22-copie-1.jpg

Ce texte n'a pas été fini, le sommeil ayant pris le dessus, je doutes que la fin n'arrive un jour, "mais je n'ais pas à m'excuser", comme dirait l'autre (qui devrait se reconnaître). Quoi que si, excusez-moi.

Par Nezorf
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus