Mon tuteur de stage m'a donné à faire la chronique d'un album, selon les doctrines journalistiques: avec titre, chapeau (une intro, quoi), et en respectant un nombre de signes donné.
Bref, voilà ce que ça donne :
Dagoba: L'enfer pour aujourd'hui
Avec ce nouvel album, Dagoba a décidé de nous faire voyager en enfer, et prouve une fois de plus qu'il ne fait pas dans la dentelle…
Intitulé "What hell is about", le nouvel album des marseillais, bien que divergeant peu de l'ancien (mais néanmoins génial) album du groupe, nous prouve encore une fois que ces orfèvres ont plus
d'un tour dans leur sac, et sont capables de rivaliser avec les plus grands de l'industrie métallurgique.
Pour ce nouvel opus, le groupe a décidé d'alléger sa musique, avec cette fois plus de passages mélodiques, plus de transitions, de baisses de volume, constituant un formidable contrastes avec les
passages plus lourds, plus violents. Citons dans les morceaux plus "calmes" Cancer, plus rock et plus mélodique.
Ce disque, bien que faisant preuve d'une régularité rare, contient tout de même ses morceaux phare, citons par exemple The things within, ou encore It's all about time, jusque
là les plus connus du groupe. Cependant, chacun mérite son écoute particulière, et mérite que l'on s'y attarde.
Afin de varier, et d'offrir à l'auditeur une autre musique, le chanteur alterne entre chant clair et hurlements titanesques, accompagnés par la guitare accordée au plus grave, les blast
beats ô combien rapides, et les lignes de basse dévastatrices, le tout s'accordant et se complétant avec une osmose rare.
Un indispensable.
Formé en 1997, Dagoba est un groupe marseillais. Après une première partie du groupe allemand Rammstein, le chanteur, Shawter, renouvelle entièrement le line-up du groupe, n'étant pas satisfait
par le manque de motivation des autres membres. C'est ainsi que font leur entrée en scène Franky, le batteur octo-brachial, Werther, le bassiste, et Izakar, le guitariste aux doigts de fée. Après
une première démo "Release the fury", sortie en 2001, Dagoba sort, en 2003, son premier album, éponyme. Le succès est immédiat, et les critiques sont unanimes : le renouveau du metal français
sera avec Dagoba ou ne sera pas. Mais, bien que flatté de toutes ces louanges, le groupe continue à étoffer sa réputation européenne, en donnant nombre de concerts, et en participant à de
nombreux festivaux (notons par exemple sa participation au Hellfest 2006, où le groupe fût adulé).
En 2006, la sortie de leur deuxième album, "What hell is about", fait l'effet d'une bombe. Cette sortie, accompagnée d'une tournée européenne en compagnie d'In Flames et Sepultura, a été le
déclic final. Désormais, le groupe est connu dans toute l'Europe, et se produit très régulièrement à l'étranger. La France a trouvé son messie.