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Texte sans importance, donc à publier d'urgence...
Nous sommes, pour la plupart, nés de la même passion bicéphale, de la fusion de deux amoureux transis, dans la fraîcheur aveuglante de leur jeune âge, de cet acte jouissif et héréditaire, de ce
devoir inconscient de la préservation de l’espèce humaine, de cet acte aussi insignifiant, et pourtant ayant souvent tant de conséquences, qu’est l’amour. L’Amour, avec un grand E, comme ils
disent. Bref, après la dite copulation; suivi de la fusion des gamètes de nos deux géniteurs, ainsi qu’une attente avoisinant souvent neuf mois, nous sommes nés. À quoi jouent-ils ? À quoi
ont-ils joué ? Pourquoi re-joueront-ils sûrement ?
Nous sommes nés. Passablement conscients, voir totalement inertes. Nous ne sommes que des êtres vivants élevés au stade ingrat de sadique du végétal, de vrais légumes dotés d’épidermes. Pour nous, rien n’existe, nous n’avons pas conscience de ce que nous sommes. Et puis, sommes-nous vraiment ? Le sommeil et la sustentation sont nos seules activités, aussi bien journalières que nocturnes. Car oui, si la nouvelle progéniture n’est pas assez remplie, ou au contraire vient de se vider, le réveil sonne. Chez un nourrisson, le mode vibreur n’existe pas. Les parents, excédés et épuisés, ne peuvent rien face à cet amas de chair informe, pesant pourtant le vingtième de leur poids, ceci à cause d’une éthique et d’une morale propre à notre société : ne détruire que ce que l’on n’a pas créé, sauf si cela nous est utile. Loi universelle auquel l‘humanité voue une totale dévotion, une obéissance abjecte et aveugle, au détriment de tout ce qui l‘entoure, le cas contraire ne serait pas marrant. Non seulement ce tas amorphe, immobile, et bruyant ne sert à rien, hormis harasser des parents ne sachant plus que faire, qui même si ils le détruisent, ne pourrons rien faire de son cadavre, si ce n‘est du compost. Et je ne parle pas bien sûr des inconvénients judiciaires qu’une telle décision peut engranger. À quoi jouons-nous ? À quoi avons-nous joué ? À quoi jouerons-nous sûrement tout le reste de notre vie ?…
Entrée dans le « monde des grands », c’est-à-dire la cours des petits. Nous sommes en maternelle. Nos parents peuvent enfin souffler : ils ont trouvé le moyen de passer — au moins —
leurs journées tranquilles. Dans ce lieu infâme, nous faisons connaissance avec nos semblable, puis nous nous distinguons au sein de cette société insouciante, on nous attribue déjà des
étiquettes, qui nous suivront très probablement tout le reste de notre vie. Vermine philanthrope, vermine misanthrope. Le choix est souvent difficile. Nous sommes entassés tous les jours dans une
classe morne, avec pour seule stimulation sensorielle le son soporifique de la voix de l’instituteur ou de l’institutrice, ou encore le bruit strident de la craie ayant malencontreusement glissé
sur la masse sombre du tableau noir. Éventuellement, nous apprenons des choses. Nous nous moquons toujours de tout, nous n’avons même pas conscience des autres, simples plantes rosâtres et
mobiles, avec éventuellement le mode « pleures à outrance », comme nous. Nous nous moquons toujours de savoir quel est notre but précis sur terre, car nous sommes, selon le commun
des mortels, trop jeunes pour se poser ce type de questions. Nous sommes donc incapables de répondre à la question la plus existentielle :« A quoi devrons-nous jouer ? ».
Ce texte n'a pas été fini, le sommeil ayant pris le dessus, je doutes que la fin n'arrive un jour, "mais je n'ais pas à m'excuser", comme dirait l'autre (qui devrait se reconnaître). Quoi que
si, excusez-moi.
Oui mais non, je suis plus dans le context (j'ai déjà essayé de le reprendre, ça ne concorde pas)...
Si tu trouves ça érotique...
Merci, ça fait toujours plaisir les bons gros commentaires, surtout lorsqu'ils veulent dirent quelque chose (rarement le cas...).
Pour le CSS (le fond foireux), je prends note. J'avais conscience de sa laideur. Mais on s'en fout le genou, c'est catégoriquement inutile.
La fleeeeeeemme putain! :'(