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"Si vous avez montré la lune à un inculte, il la cherche encore."

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Mardi 20 mai 2008

On parle souvent de décadence "à la française", cette faculté si rare de faire basculer une cause, aussi noble et respectable soit-elle, vers le ridicule le plus total. Je ne vous citerais pas les exemples multiples et innombrables (car, contrairement au pouvoir d'achat, ceux-ci ne manquent pas), de la dite décadence, je vais me contenter de vous citer le plus récent, et, par la même occasion, celui que je juge le plus flagrant.

Tous les médias, ces temps-ci, parlent du projet irréalisable de boycott des Jeux Olympiques de Pékin, et ce pour les raisons que nous connaissons tous, à cause, encore une fois, du matraquage médiatique. Je ne vous refais pas l'histoire. C'est une cause - noble mais inutile - que mène l'ONU depuis désormais plusieurs mois, l'ONU ralliant la quasi totalité des pays du globe. De plus, un mouvement de la population - tout aussi inutile - consistant à arborer fièrement (et souvent d'ailleurs dans le but d'acquérir un acqui de conscience patenté) un t-shirt représentant les anneaux des Jeux Olympiques sous forme de menottes. L'ironie serait que ces t-shirts soient fabriqués par des ouvriers chinois, pas plus au courant des droits de l'homme que des dernière ventes de Julien Doré (l'humanité a été capable de bien pire en matière d'ignominies). Le "soutient" populaire se caractérise par la suite par la signature de pétitions diverses, de tracts, de blogs ou encore, dans des cas plus difficilement confrontables, car moins fréquents, de films diffusés sur Internet. Mais la raison de la rédaction de cet article n'est pas dans ces diverses discussion diplomatiques dites "démocratiques" et les lamentations tribulatoires post-mortem d'une population n'ayant toujours pas pris conscience qu'ils se battent pour une cause perdue d'avance.




La raison de cette articulation, la voici : j'ai appris, par mon père, qu'une grande chaîne de super marchés dont je ne citerais pas le nom a arrêté de vendre les célèbres Danettes, ces yaourts commercialisés par Danone au gingle publicitaire si réputé, en raison d'une nouvelle augmentation de leur prix. Personnellement, je doute que cela soit la goutte d'eau qui face déborder l'océan du ras-le-bol populaire français, mais je pense que ce type de geste, si celui-ci vient à se reproduire et à se multiplier de façon importante, pourrait pousser les industriels (dont je ne dresserais pas le tableau, sous risque d'être grossier) à revoir leurs prix à la baisse, et de ce fait de faire remonter le pouvoir d'achat.



Désormais, regardons la situtation d'un regard extérieur, en tant qu'étrangers à la France ; le monde se bat pour le boycott des J.O., pendant que nous, français, boycottons des yaourts. L'ironie bat son plein.
Cet article n'a pas pour but de proposer une quelconque solution ou porte de sortie à cette situation virant à la comédie, non, il a pour seul but de nous faire prendre conscience, du moins je l'espère, que le "prestige français" des siècles derniers est bel et bien mort, et que la France n'est désormais plus que l'ombre d'elle même, un galet chétif au milieu de rochers gigantesques pouvant à tout moment le réduire en miette (excusez moi pour cette métaphore, je suis français).
J'espère que nous trouverons le moyen de parer à cette décrépitude au plus vite, sous peine de le regretter très fortement dans les années à venir.


N.

par Nezorf publié dans : Divers
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Vendredi 18 avril 2008

Rêver de l’impossible
Tourner, tourner comme le temps
Que ce regard nous crible
Et nous observe éternellement
« Que le sang des faibles
Abreuve, abreuve nos sillons »
Que la tour d’ébène
Brûle au son de nos clairons
Rêver de la justice
Punir le peuple de ses erreurs
Renverser le calice
Sur ces corps attendant l’heure
Pensées d’éternité
Retour, retour à nos songes
Accuser nos semblables
D’être le mal qui nous ronge
Troquer toutes ces vies
Abuser de leur candeur
Noyer sous les cris
L’incarnation de la pudeur

Des mots…

Offrir au vent
Les cendres de nos défunts
Prier la pluie
De ne pas tomber demain
Espérer vivre
Que le jour se lève enfin
Et percer le givre
Se déposant sur nos destins
Aimer, aimer la vie
Sans en comprendre le sens
Se moquer du reste
Se consacrer à l’existence
Enfouir le désespoir
Sous une joie irrationnelle
Et troquer nos mémoires
Contre un engouement éternel
Rêver d’un lendemain
Sans feu ni trahison
Qu’on arrête enfin
De nourrir les canons

Des mots
Des maux…

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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Dimanche 13 avril 2008
Une vidéo, encore une, basée sur la connerie de deux adolescents n'ayant rien à faire un dimanche après-midi pluvieux, avec pour seul accessoire un caméscope avec seulement une heure de batterie. 
Avec pour réalisateur génialissime Sixela, et acteur principal Nezorf, excellentissime au demeurant, ce métrage ultra tera court au ultra tera low budget conviendra parfaitement lors d'un foutage de gueule dans les règles. Petites précisions : cette vidéo n'est basée sur aucun scénario plausible, elle a été tournée au feeling, et a été réalisée et montée en 2h30, chronomètre dans la paluche.

37 secondes incultissimes.



Merci, tant qu'on y est, au joueur de ping-pong, sans qui rien de tout cela n'aurait été possible.

Bande sonore : Fear Factory - Digimortal.
par Nezorf publié dans : Films
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Samedi 5 avril 2008

En écoutant "Les Bobos" de Renaud, j'ai tout de suite eu envie d'écrire une chanson y ressemblant. Le thème choisit, comme indiqué dans la titre de l'article, est "les beaufs". Voilà, en gros ça donne ça :

Ils sont tous du même bord
Quoi que plus cons, pour certains
Ils aiment les téléfilms avec des morts
Et les femmes flics sur TF1

Ils sont tous très cultivés
À grand coups de Télé 7 jours
Certains même lisent Libé
Juste les gros titres, le reste c’est lourd

L’été sont tous dans le Midi
Dans des mobil homes pourraves
Pour se faire de nouveaux amis
Préfèrent les cons, sont vraiment graves

Ils s’entassent sur les plages
Cherchent une place toute la matinée
Quand ils ont trouvé, ils ont la rage
Il est d’jà l’heure d’aller bouffer

L’ été ils font des barbecues
C’est très bon et puis c’est pas cher
Ils invitent leurs copains
À enfumer les voisins

Plus con qu’un bœuf
Il y a les beaufs

Ils votent tous Sarkozy
Les autres c’est tous des bons à rien
Et puis de tous les politiciens
Ils comprennent que le petit

Ils suivent toute l’actualité
De leur président et de sa nana
Dans Closer tout est détaillé
Ils l’appellent tous « Nicolas »

Ils foutent des roustes à leurs enfants
Qu’ils ont toujours plutôt nombreux
Qui ont pitié pour leurs parents
Mais savent qu’il deviendront comme eux

Ils passent leurs week end d’vant télé
Avec le câble ils ont plein de chaînes
Ils en regardent pas la moitié
Ils regardent que les séries
Télévisées

Ils vivent dans la banlieue
Près des cités mal fréquentées
Ils ont peur pour leur « Landrové »
Voudraient pas qu’on y foute le feu

Plus con qu’un bœuf
Il y a les beaufs

Lui n’est rien sans sa gourmette
Ses charentaises et son survêt bleu
Elle c’est la reine des tarti flettes
Des surgelés, des cordons bleus

Tous les soirs il boit son pastis
Devant la télé, quand y a du foot
Après c’est un whisky serré
Pour faire passer l’goût de l’anis

Elle est souvent dépressive
Parce qu’elle a raté sa vie
Mais quand on connaît son Q.I.
On s’dit qu’elle l’a plutôt réussie

Tous les soirs il promène Médor
En même temps il sort les poubelles
Et il se dit que quand il sort
C’est plus tranquille qu’Villiers-Le-Bel

Médor le chien c’est un pitbull
Très très gentil, et pas méchant
Il est toujours mou comme une moule
Et il mord pas les enfants

Elle essaie de lire des livres
Mais elle aime que Marc Lévy
Elle aime bien le romantique
Elle aime bien comment il écrit

Finalement elle a pas réussit
Elle a juste regardé le film
Mais elle a toujours pas comprit
Normal, c’était pas un téléfilm

Plus con qu’un bœuf
Il y a les beaufs

Ils regardent à la télé
Tous les soirs Ruquier sur la 2
Mais ils préfèrent les émissions
Où les gens sont aussi cons qu’eux

Il est conducteur de métros
Stakhanoviste des RTT
Elle elle garde les marmots
Qui viennent des « beaux quartiers »

Elle leur fait faire les devoirs
Elle y comprend rien, mais tant pis
Quand elle pense que même ses chiards
Corrigent ce qu’elle écrit

Lui est un grand fan de Johnny
La littérature c’est pas son fort
Il écoute tous ces disques
Dans sa voiture d’occas pourrie

Un jour ils comprendront enfin
Que leur point fort c’est la connerie
C’est pour ça qu’ils peuvent se comprendre
Avec le reste du pays

Plus con qu’un bœuf
Il y a les beaufs.

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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Mercredi 2 avril 2008
Une chanson en anglais, encore une, parlant des no lifes, si vous ne savez pas ce que c'est, regardez la vidéo.
Il y a sûrement des fautes, mais je pense les corriger d'ici quelques jours.



NO LIFE SONG

Reality is nothing
Forget it, there's nothing to win
In red, yellow or green
The binary world is so interesting...
Second Life, Counter Strike
Are the only things I like
Star Trek, Word of Warcraft
Make me forget I'm so daft

What's the weather like, outside ?
I cannot open my shutters
I spent all my night on my computer
To kill thousand trolls and elfs
I can speak you in Leetspeak, if you want
But you may understand nothing
Because geek you aren't
And normal, I will never be

I'm a nerd, among so much others
My glasses can just see screens
The life is telling nothing to me
And RPGs give me wings

My hardware is foolproof
Mighty like an elephant
I can hack the Pentagone, if I want
But I don't know why, I don't want...
I'm a crack at penspinning
Cause I've just it to do
When I'm waiting
The end of my downloadings

I had a girlfriend, before
But she dumped me, stupid bitch
Finally, I never loved this whore
I had a girlfriend, before...
I'm shortsighter than a mole
But I don't need it to slay trolls
I chat with girls around the world
They take me for their lord

I'm a nerd, among so much others
My glasses can just see screens
The life is telling nothing to me
And RPGs give me wings
I'm a nerd, among so much others
My glasses can just see screens
The life is telling nothing to me
And RPGs give me wings...

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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Vendredi 28 mars 2008

Aujourd'hui, le christianisme conté aux business men :

Il était une fois, dans une contrée lointaine, le Paradis, un noble chef d'entreprise (Dominique Ieu, dit aussi D.Ieu), obnubilé par le chiffre d'affaire.
Afin de concrétiser la signature d'un contrat qui renflouerait les caisses de sa société, sur laquelle planait l'ombre cruelle de la faillite, il envoya deux représentants sur les lieux. Un certain A. Dam et une certaine E. Ve (personne n'est capable de spécifier l'origine de ces patronymes, mais chacun peu convenir qu'ils sont vraiment pourris). Eux deux étant cadres moyens, ils ne purent refuser une telle aubaine, qui de plus leur assurerait la promotion du siècle. Ce qui décupla la pression qui pesait sur eux, omniprésente depuis maintenant plusieurs jours. Enfin bon, leur dossier était béton, et les signataires déjà conquis par le projet.
Le voyage se fît à l'aide d'un jet spécialement affecté pour cette occasion.
A.Dam s'était plaqués les cheveux à la gomina et coupé les ongles, E.Ve sortait tout juste de chez le coiffeur, et s'était faite une pédicure, on se demande pourquoi. Truc de business men, sûrement...
Il serrèrent quelques mains, acceptèrent volontier un petit café, déposèrent religieusement leurs mallettes sur la table vernie de la salle de conférence, et les ouvrirent, toujours avec cette étrange lenteur. Tel deux malfrats vérifiant que la rançon réclamée est bien à l'intérieur de la valise.
Deux personne leurs faisaient face : monsieur S.Atan et madame L.Ilith, deux associés se partageant la direction de la société Terra. Au premier regards, nos deux protagonistes n'eurent aucun doute concernant la cupidité et la soif du gain de leurs interlocuteurs.
A.Dam sortit enfin la feuille de contrat, conservée avec le plus grand soin à l'intérieur d'une chemise cartonnée à rabats. Il sortit un stylo nacré, gros comme sa main, qu'il tendit à S.Atan.
« Signez juste là. »
S.Atan saisit le stylo, relut les diverses clauses du contrat, puis finit par signer.
« A votre tour, madame Ilith. »
Madame L.Ilith fit de même, mais au moment de signer, reposa le stylo, et sortit à son tour une feuille. « Putain de bordel de merde de nom de D.Ieu, ça foire. », pensèrent au même instant A.Dam et E.Ve.
L.Ilith sortit à son tour une valise, deux fois plus volumineuse que celle d'A.Dam, et en sortit à son tour une feuille. La valise en question étant tourné à l'opposé des deux employés, ils ne purent voir ce qu'il s'y trouvait. A.Dam et E.Ve s'interrogèrent du regard, c'est quoi ce cirque ?
Madame Ilith déposa la dite feuille sur la table, qu'elle fit glisser vers A.Dam, et le fixant de son regard le plus aguicheur. A.Dam se sentit d'un coup tout chose. Il se rendit compte à quel point L.Ilith était sublime, bien plus que la vieille peau qui lui servait de collègue.
Puis S.Atan posa le stylo sur au coin de la feuille, la mine orientée vers le cadre destiné aux signatures. Il parcourut des yeux les nombreuses lignes entreposées tout le long de la feuille, il lui fallut peu de temps pour comprendre de quoi il s'agissait : S.Atan et E.Ve avaient rajouté des clauses au contrat, qui, par exemple, avaient pour but de diminuer de moitier le prix des services que l'entreprise Paradis leur proposait. Impossible de signer, il était tout bonnement impossible de signer.
ll fit lire la feuille à sa collègue, qui d'un coup devint livide.
Elle prit la feuille, dût se retenir de ne pas la déchirer.
« Je... nous ne pouvons...
— Oh, ne vous en faites pas pour ça... »
L.Ilith tourna enfin la valise, A.Dam et E.Ve, à la vue de la quantité innimaginable de billets qui leur faisait face, ne purent retenir un haut le coeur. A.Dam trouvait L.Ilith de plus en plus belle, il était fasciné par sa beauté.
Et S.Atan de signifier, non sans un certain mépris, « vous savez, ce n’est qu’un pot de vin comme tant d’autres. »
E.Ve s'apprêtait à refuser, à prendre ses affaires et à partir, mais fut stoppée net : elle pensa à sa famille, à ses deux enfants, à son mari au chômage. Une telle somme lui permettrait de subsister jusqu’à la fin de ses jours. Ses enfants, tellement adorables, son mari qu'elle aimait tant… Ses enfants...
Ni une ni deux, sans réfléchir, elle se saisit du stylo, griffonna sa signature à toute vitesse, et passa la clause à son collègue.
Celui-ci, comme hypnotisé par les yeux verts-bleus de la magnifique créature qui lui faisait face, signa sans broncher.
S.Atan ferma la valise, et la leur tint.
« Merci de votre collaboration. »
Ce qui, dans son dialecte, voulait dire « On vous a bien eu. Et qu’est-ce que vous allez prendre ! »

Non seulement, les billets en question étaient faux, et lorsque D.Ieu appris la nouvelle, la chute fut terrible. Les sanctions furent à la hauteur de sa rage. Renvoie sans préavis et sans indemnisation, procès sanglant…
Au final, A.Dam se suicida, en mangeant une pomme qu’il avait trempée dans de l’arsenic. Original…
Quant à elle, E.Ve, après plusieurs mois de dépression, ruinée, se fit embaucher par la société Terra, où elle lava les locaux sanitaires et en étant payée au lance-pierre jusqu'à la fin de ses jours.
Le business est une affaire de pros.


Musique écoutée pendant la rédaction de cet article : Nirvan - Nevermind.

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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Jeudi 27 mars 2008

Ce matin, madame Pichon est au fond du gouffre, terrassée par le suicide par défenestration de son chien Jojo, un teckel court sur pattes et proportionnellement aussi énorme que son ex-propriétaire. Celui-ci, ayant pris un vulgaire bourdon pour une friandise que sa maîtresse lui envoyait, s'est jeté, en vain, dans le vide, du haut des cinq étages de l'immeuble de la-dite Madame Pichon. Le chien s'est explosé sur le béton sans broncher, dans un bruit de soupière renversée. La SPA est sur le coup : il faut éradiquer les bourdons.

Ce matin également, dans un bar parisien, Aldo la Castagne, soûl, refait le portrait d'un quidam ayant osé critiquer le short rose bonbon de l'attaquant côté gauche de son équipe de foot favorite, à qui il voue, comme tant d'autres, corps et âme (et liberté). Le pauvre quidam, souffrant d'une fracture de la machoire, ainsi que d'un enfoncement de l'oeil droit, a décidé de porter l'affaire devant les prud'hommes. Il n'avait pas bien travaillé en éducation civique.

Dans le Morbihan, Madame Mourbec parle dans sa barbe (malheureusement pour sa féminité, madame Mourbec a une barbe), envers un couple d'adolescents amoureux, s'embrassant avec passion (un couple composé des deux sexes opposés, sinon madame Mourbec aurait eu un infarctus). Elle jure, en les regardant, et-ce de la manière la plus grossière ("malfrats", "cancrelats", "jeunes délinquants"). En effet, madame Mourbec, sous l'influence de son éducation vieille école, trouve le fait de procéder à un transfert de salive en pleine rue, et devant les passants, qui plus est, au paroxysme de l'impudeur. Les jeunes d'aujourd'hui sont de pauvres ignares désoeuvrés. Inchallah.

Dans la banlieue de Saint-Bourbier-les-Chaudrons, Jean-Philippe se fait interpeller par la gendarmerie, en flagrant délit de braconnage (bilan : un escargot mort, quatre fourmis écrasées). Par chance, le gendarme l'ayant coffré étant un fan insatiable de Jonnhy, laissera partir Jean-Philippe, en le félicitant de porter, selon lui, "le plus beau prénom du monde".

Ce matin, Fredo se sent d'humeur maussade. En effet, son rothweiller pure race s'est fait les ratounes sur ses charentaises cent pour cent pur laine de yak. Fredo décide d'oublier ce malencontreux accident dans le Ricard. Encore une fois.

En ce moment même, un groupe de terroristes des plus dangereux a réussi un coup d'état sans violence ni effusion de sang, et gouverne désormais le pays. Le génie de l'opération fut que le groupe est parvenu au pouvoir avec l'accord du peuple. A la tête du complot, un petit homme, manipulateur et sans scrupules, en passe de devenir l’homme à la tête du premier régime dictatorial français de l'Histoire, si ce n'est déjà fait. Une chose est sûre : il est devenu le gagne-pain de dizaines de journaux désoeuvrés, dont la rédaction, constamment murgée, s'endort dans son vomi, publiant sans s'en lasser chaque photo qu'elle achète de lui à prix d'or, le petit homme est ainsi devenu la coqueluche des médias français, omniprésent, et est prisé par tous les magazines "pipoles". Le régime dictato-empiro-blinblingo-monarchial est désormais instauré.

Le lien entre toutes ces personnes ? Ils ont tous donné leur voix au groupe monarchial cité ci-juste au dessus. Comme tant d'autres.
Pauvre démocratie...

Enfin bon, je ne vais pas trop en parler, je tiens à vivre vieux (et con).
Sans rancune.

beauf_color.jpg

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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Jeudi 27 mars 2008

 

Voici un morceau que j'ai composé à l'aide d'Audacity, un logiciel de montages audios.
J'ai utilisé des passages des morceaux suivants :

Dans l'ordre :

Kaizen, "Leadersheep"
Dagoba, "The white guy (Suicide)"
Cephalic Carnage, "Ov Vicissitude"
Benighted, "Foetus"
Eths, "Outro"
Ultra Vomit, "Outro"
Benighted, "Stay brutal"
Decapitated, "The fury"
Fear Factory, "Obsolete"
Cradle of Filth, "Satyriasis"
Nine Inch Nails, "Hapiness in Slavery"
Dimmu Borgir, "Progenies of the great Apocalypse"
Winterthrone, "Scarsoul" (à l'envers dans le morceau)
Eths, "Outro" (à l'envers cette fois-ci)
Beneath The Massacre, "Untitled"

J'ai mis le morceau sous YouTube, mais la partie vidéo ne sert à rien.

En espérant que ça vous a plu
               
                     .

par Nezorf publié dans : Musique
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Mardi 25 mars 2008

Passe temps inconcevablement inutile, ridicule, et bête : lorsque l'ennui persiste, je m'amuse à faire des anagrammes. Peu importe le groupe de mots, peu importe le sens (puisque souvent il n'y en a aucun), je brise des mots pour mieux les rassembler. Je me suis ainsi rendu compte que le pouvoir des mots était infini, car, avec seulement quelques lettres, il existe des dizaines de combinaisons. Merci, messieurs de l'OuLiPo.
Rien de bien important. A vrai dire, on s'en fout totalement.
Cependant, puisque ce blog est exclusivement réservé à l'inculture notoire, je me devais d'y relater ce fait aussi étrange qu'insignifiant :

La dernière fois, j'ai choisi, et je me demande encore pourquoi, "amour éternel".
A la première tentative, cela a donné, presque instantanement, comme une évidence, les mots "larme ou terne".
Douteux.
Mais, bien heureusement (?), cette anectode (datant d'hier soir, je le précise), ne s'arrête pas là : à la deuxième tentative, cela a donné "lente ou armer".
Devons-nous y voir une simple coïncidence ?
Ensuite, à la troisième ou quatrième tentative, je ne sais plus exactement, j'ai trouvé "réel me tourna", insensé, mais au moins ça existe.
De plus, ça a failli marcher pour "mort au réel", mais non.
Plus légèrement, ça a aussi donné "un réel me rota".
(Rigolez, c'est fait pour.)

Ce fut la dernière trouvaille, j'imagine bien qu'il en persiste d'autres, avec toujours "amour éternel", mais pour l'instant je n'ai point envie de les chercher. Cela dit, ça ne vous empêche de le faire, si vous avez du temps à perdre. Oh et puis un petit conseil pour la route, ne cherchez pas le divertissement avec les anagrammes, c'est encore pire.


Pour finir, un petit lien sympa : http://www.oulipo.net/

par Nezorf publié dans : Divers
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Mardi 19 février 2008

Bon, ça date un peu, et ça fait un peu trop superposition de termes compliqués (mais compréhensibles, ne vous méprenez pas) pour le style et tout. C'est sûrement vrai. Sauf qu'on s'en fiche le genou. 


LA LITANIE 


Je suis la litanie des alchimistes sentimentaux
Rassemblant les âmes dissidentes
Une triste sonate, loin de l'ignominie
Tristesse monotone, esquisse de dépit
Soignant l'addiction des âmes dépendantes

Je suis la litanie des alchimistes sentimentaux
Symbolisant l'annihilation du dépend
J'émane la révolte des âmes détruites
Se reconstruisant peu à peu, s'exilant
Ayant souffert mais plus qu'émérites

Je suis la litanie des alchimistes sentimentaux
L'obscure sonate sans musique
Cette étrange litanie renversant la clepsydre
Dispersant les cauchemars les plus hostiles
Par sa puissance et sa volonté onirique

Je suis la litanie des alchimistes sentimentaux
Distillant le bonheur, cet antique paradoxe
Chanté par les plus forts, comme les plus démunis
Je suis omniprésent, mais si souvent absent
Je suis sempiternel, mais si souvent détruit...

Je suis la litanie des alchimistes sentimentaux
Relevant les têtes abaissées par la mélancolie
Chantée par les plus braves, comme les plus indécis
Scandée par l'amour, par l'ennui ou par l'envie
Je suis la plus pure des litanies...

par Nezorf publié dans : Mes écrits
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